Inde 1 - Le retour du curry

Publié le par Alix l'Palmier

Inde 1 - Le retour du curry

Un crissement, les roues touchant le tarmac, les secousse de la carlingue. Il est 3h15, je viens d’arriver à l’aéroport de New Delhi. Le douanier vérifie mon passeport, tout est en règle,  « Welcome to India »

(Strictement aucune connexion internet valable ici pour telecharger les photos, je l'es mets sur fb !! )


En sortant du bâtiments, la moiteur de l’atmosphère me prend à la gorge. 35°c en pleine nuit, taux d’humidité avoisinant les 90%. Dans l’avion j’ai fait la rencontre de Yazeed, jeune jordanien qui fait son premier voyage, pour 10 jours. Après lui avoir expliqué que pour son but de voyage ; aller au départ de l’Everest, il c’était légèrement trompé de pays, je l’embarque avec moi à mon hôtel,  ou j’ai une réservation, pour une fois.
Le taxi, fidèle à lui–même, roule comme un malade, s’excite et parle tous seul en nous promettant de nous faire visiter tous les meilleurs endroits de la ville, que lui seul connaît. En le laissant débiter dans le vent, j’en profite pour observer la nuit indienne. Les rues sont jonchée de forme indistincte, en y regardant bien se sont des corps, à moitié nu, qui dorment . Ils ont le pavé en guise de matelas, la pluie comme couverture. Il sont des centaines, des millier, à se serrer entre eux, contre les chiens. En France, les clodos se cachent un minimum pour dormir, ici cette dernière pudeur n’existe plus. Trottoir, capot de voiture, égouts,  partout. Ceux à qui la pluie empêche de dormir sont accroupie, les bras ballants, côtes saillante et regards hagards.
Arrivé dans la rue de mon hôtel,  le taxi doit littéralement slalomer entre les corps jonchant la route. Je vois tous ces regards inexpressif me fixer à travers la vitre, la peau du visage tiré. Des chiens à moitié mort ou totalement galeux se battent entre eux, quand un coup de pied dans la tronche ne l’es fait pas taire..


Putain mais où je suis arrivé bordel ?? 10 minutes passent, 20 minutes, toujours aucun signe de l'hôtel. Le taxi nous explique alors que la rue est fermé. « Pardon ? » Effectivement c'est l'Aïd, les musulman foute le dawa, et pour réguler un peu tous ça la police barricade la ville…
« c’est ça,  prend moi pour un con, grouille toi de m’amener à mon hôtel plutôt ». Mais toujours rien. Finalement on s'arrête à un Tourist Center ouvert, il est déjà 6h du matin. Même rengaine, ville fermé, impossible de passer, la moitié des hôtels sont fermés et l'autre moitié sont complet.. Mais lui est très fort, il nous conseil carrément de rentrez chez nous, on pourrait mourir ici..
Yazeed, lui n’en même pas large. Pour sa première nuit on aurait pu rêver mieux. En appelant l’hôtel où j’ai réservé, surprise « sorry sire, we are closed for Aïd during one week »
Ok.. bon.. Je chope une deuxième adresse, bien placé dans le lonely planet, et en avant gingan.  Mais le mec de l’office,  pied sur la table, sourire goguenard me prévient que cette partie de la ville est fermé pour les étrangers,  et que je ne pourrait rentrer. «C’est ça ouais, blablabla » 
3km plus loin, barricade, barrière, flic, stop, demi tour, retour case départ. OK… Bon… Finalement elle est peut être vrai leur histoire chelou. Histoire d’être vraiment sur j’appel une vingtaine d’hôtel différents, mais échec, tous complet ou fermé. Il est déjà 7h du mat, on en a marre, on est fatigué, et puis merde ! On décide de quitter Delhi, mais une galère n’arrivant jamais seul, bus complet pour aujourd’hui, train pareil. OK… Bon… restez calme surtout. Si tout se passait toujours bien ça serait trop beau tfaçon. Finalement après de âpres négociation ou on est totalement perdant, on se barre à Rishikesh, capitale mondiale autoproclame du yoga. 7h de trajet, 250 km. 

 

RISHIKESH
Rishikesh  est une ville en deux partie, séparé par le Gange. La ville en elle-même est séparé par deux montagne envahie par la jungle. Les centres de yoga et gesthouse se dispute la place le long des rues. Si la ville est réputé pour avoir de très grands Yogi et de très bon Ashram, il y a aussi une multitude à éviter,  juste bon à te racketter ton fric. Ils vendent cette pratique à grand coup de pub et de panneau publicitaire, manquerait plus qu’une femme à moitié à poile sur l’affiche et on se sentirait chez nous.. Au milieu de tout ça, la vie indienne suit son cours, parmi les merdes de vaches, les détritus qui pourrissent au soleil, et les singes courant de partout. Les effigies de Shiva sont partout, les shadus déambulent avec leur robes oranges, et les conducteurs usent de leur klaxon à s'en péter les tympans, en fonçant au milieu de la foule en espérant qu’elle va s’écarter.

Inde 1 - Le retour du curry
Inde 1 - Le retour du curryInde 1 - Le retour du curry
Inde 1 - Le retour du curry

La chaleur est insupportable, de celle qui te colle à la peau, moite et lourde. L’odeur des déjections, animal et humaine me prend à la gorge, le bruit des klaxons me fout la migraine. Yazeed lui kiff son trip, découvre la vie indienne, ses bazars, veux tout acheter, s’émerveille de tout, curieux de tout. Je me revois 3 ans auparavant pour mes premiers pas en Asie. Mais putain qu’est ce que j’ai à être blasé à ce point ?
La nuit je n’arrive pas à dormir, étouffant dans mes draps trempé de sueur, les pales du ventilateur faisant un bruit sinistre. Je reste allonger à contempler les cafard en songeant au blues qui me prend au tripe. Les rencontres que je fait sont éphémère,  et les seul moments de bien être sont le yoga matinal à l’Ashram. La rencontre de Riton, pompier à Nantes me redonne confiance en moi, surtout au niveau de la moto, et cela m’incite à bouger, direction Manali.     

MANALI
Manali, ville de hippie, ville de montagne. Porte du ladakh et accès à l’hymalaya, le décor est digne d’une carte postale, somptueuse montagnes envahi de ton de vert, entourant la vallée. La température est clémente,  voire fraîche la nuit. Je passe mes journées à chercher une moto et rencontrer d’autres voyageurs. Un conseil, si vous partez en Inde, apprenez l’hébreu, c’est plus utile que l’anglais… Le nombre d’israéliens est juste hallucinant, les panneaux devant les Shop sont écrit en anglais, ET en hébreux.  
Ici la ville est beaucoup plus calme, les soirées sont fait de live music et de jam session, le cerveau défoncé par les vapeurs du shilom et d’opium, s’oubliant dans les bras d’une israélienne pour une nuits. Les façades de Shop vendant du «fait main» tibétains me semblent aussi vrai qu’un magasin bio vendant des kiwis du Brésil… 
Pourquoi voyage t’ont, comment le fait ont ? Allant de site touristique en site touristique, de Bali à Kathmandu, de Pukhet à Goa, nous formons les mêmes groupes et cherchons les mêmes distraction, profitant de cette vie si peut cher pour nous. Transformant ces endroits en repères à fric, changeant la façon de vivre des gens. Nous aimons des pays auquel nous ne partageons plus grand-chose quand nous y sommes, restant dans les endroits aseptisé fait spécialement pour le jeune bidochon en tong/appareil photo/casquette. Vas partagez la misère des gens si tu aimes ce pays, apprend sa langue, respecte les coutumes de la terre ou tu t’abreuve, vis comme eux. Ces contradictions de voyageurs me sautent de plus en plus en yeux en tant que backpacker.

Je suis fatigué de bouger de ville en ville, pays en pays, juste pour «voir». J’aimerais apprendre, construire, partager, sortir de cette mondialisation touristiques. En même temps je repense à tous ces voyageurs qui m’ont marqué, je me demande comment ils vivent tout ça, si ils le remarquent, Alice et tous ces projets, Aurel et l’inde, Antoine et son tour de monde en 5ans, les farfadets et leur vélos, et tous ceux qui m’ont marqué par leur états d’esprit, comment vivait vous tout ça ?
Mais entre mes soirées et mes réflexions, je trouve finalement ma moto,  une Royal Enfield Bullet, 350 cc, moto emblématique de l’inde. Je peux enfin partir, droit vers la liberté de mouvement que je recherche tant, vers les montagnes et leur sincérité. Col à 5600, lac turquoise, entouré de sommets qui tutoient les étoiles, vallée verdoyante et panne d’essence,  voilà mon programme pour les prochaines semaines… Mais je l’avoue je suis terrifié,  je n’est jamais conduit de moto avant, appart une petite 110 au Laos. Et la route que je vais prendre n’est pas vraiment une partie de plaisir.. faut avoir un grain quand même !

LADAKH 
Le réveil sonne, j’émerge de mon rêve les yeux encore embrumés. Dehors il pleut, la route que je vais prendre se perd dans les nuages, parfait pour un premier jours. Sac sanglé, protection mise, casque enfilé, couille dans les chaussettes, je suis paré ! 10km plus loin, premier check point, j’arrête la moto, et la, baaam, je me retrouve par terre avec la moto sur moi, le rétro pété. Ba ouais, j’ai oublié de mettre la béquille.. ça promet pour la suite.
Le temps passe, les virages aussi, la pluie continue et je suis trempé. La route monte petit à petit,  et je frise la crise cardiaque à chaque fois que je croise un camion, déboulant de la brume comme un fou et roulant au milieu. Je ne peux observer la route, trop concentré pour resté en vie, entre les bosses, les trous et les rivières traversant la route. La brume dévore tout, bruit, sensation, distance. Le ravin à ma gauche plonge dans les abîmes laiteux, aucune sécurité contre une mort certaine. Les éboulements de terrains sont monnaie courante ici, réduisant drastiquement la largeur de la route. Des voitures se croisent vaille que vaille, à la vitesse d’escargot,  les pneus frôlant le précipice. Petit à petit la glace apparaît sur le côté,  et les nuages s’espace. La majesté de la nature peux alors apparaître,  les montagnes se perdant dans le ciel,  le verts englobe tous, les cascade digne d’un rêve venant des glaciers, la haut, tout la haut. La route, elle, qu’un amas de terre de roche et de boue, ou des locaux, hommes, femme et enfant la répare, sous les intempéries, avec pour seul outils marteau et pioche. Quand le soleil pointe enfin le bout de son nez, il illumine le paysage, rendant sa grâce au flan des montagnes, faisant étinceler les milliards de gouttelette sur le vert profond des feuillages.        

Inde 1 - Le retour du curryInde 1 - Le retour du curry
Inde 1 - Le retour du curry

Les jours suivant, je roule au pays du Mordore, vaste paysage désolé, ou rien ne pousse, rien ne vie. Plaine à plus de 5000m, l’homme n’est pas le bienvenue ici. Les bancs de nuage rende l’endroit encore plus glauque. J’avale les kilomètres en laissant dérivé mon esprit, inspiré par ces monolithes qui m’entourent. Je me sens serein, libre et bien, parmi ce vide, et ces landes abandonnés, ou ne croisent que des bus locaux ou d’autres motards. 
Bien entendu, de légers problèmes m’arrivent, comme perde mon pots d’échappement en ligne droite, ou tomber dans des virages. Pour le pots, pas de problèmes, je l’es refixé avec de la corde et un bout de métal. Bien entendu ça n’a pas tenu, mais j’aurais au moins essayé… Pour les virages, à part quelques roulé boulet, le plus embêtant c’est de relevé la moto ensuite. Un engin d’une centaine de kilos, en pleine pentes, à plus de 5200, c’est un peut lourd. Pourquoi ce fatigué quand on peut attendre l’arrivée de quelqu’un ? Me voilà à attendre sur mon bouts de cailloux, ma moto couché en plein virage. Mes vacances classique quoi.. 
Je croise deux trois cyclo sur la route, trop heureux de pouvoir tchatcher avec eux et de leur refilé quelques snikers ou offrir un chai, me voilà passer de l’autre côté de l’effort. Une bien belle discutions avec un couplé de lyonnais, Alice et Alexandre, rencontré au sommets du col à 5300, bravo à eux !  
Mais les kilomètres passant, je vois Leh se profilé au loin, ma destination finale, ou je passerais à peut près un mois, à vadrouiller à peut près partout autour, vers différentes vallée, monastère, et pourquoi pas un ou deux 6000 en alpinisme ! L’aventure m’appel !

Inde 1 - Le retour du curry
Inde 1 - Le retour du curry
Inde 1 - Le retour du curry

Commenter cet article

léo 23/07/2017 01:08

Hello! Bel article! c'est marrant, le dernier article que j'ai écrit parle aussi de e sujet et on tombe sur le même constat. Même si maintenant tu es de l'autre côté de la barrière! Vade retro satanas! (enfin maintenant avec une moto je sais pas c'est plus pareil j'imagine... Tu nous feras un débrief sur le voyage à moto du coup, après le vélo et le backpack!
Profites bien du ladack et des 6000m! Nous on regarde aussi pour les volcans d'équateurs ou plus loin au pérou!
Bises
Léo